J’utilise des couches lavables pour mon bébé

19 janvier 2018

Le bon plan de Stéphanie

Stéphanie est maman de 4 enfants et vit avec sa famille aux Philippines.

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Je m’appelle Stéphanie, j’ai 4 enfants. 3 ont eu des couches lavables. On pourrait croire que c’est un retour en arrière que d’utiliser des couches que l’on doit laver alors « que c’est tellement plus facile d’acheter les couches en magasin par paquet de 50, de les mettre sur les fessiers de nos bébés et ensuite de le mettre à la poubelle »…Sauf que, ces fameuses couches sont faites de matières plastiques non biodégradables, de produits chimiques nocifs pour la santé et l’environnement et que pour les fabriquer… on coupe des arbres. L’idée a très vite fait son chemin dans mon esprit quand j’en ai entendu parler et j’ai eu envie de tenter l’aventure lors de la naissance de ma fille en 2005.

 

J’ai découvert les couches lavables lors de ma 2ème grossesse alors que je participais à un forum d’échange de conseils entre mamans. Étant soucieuse de réduire les déchets pour ma famille donc consciente du bien fondé de l’utilisation des couches lavables, j’ai très vite été intéressée. Après avoir fait le tour de quelques forums sur internet et ayant eu la chance de rencontrer des « mamans laveuses », j’ai alors acheté quelques couches de taille, de matière et de formes différents.  Les débuts ont été laborieux car il faut quelques semaines pour s’habituer à l’usage des couches et il faut aussi savoir que certaines couches iront ou pas à votre bébé en fonction de leur morphologie, leur taille ou simplement car vous, vous n’aimerez pas  ce type de couche.

 

J’ai donc acheté une quinzaine de couches de sortes différentes et constitué mon kit de parfaite maman laveuse :

Couches :

  • des TE1 (Tout en Un, l’équivalent des couches jetables avec matière absorbante en coton éponge, en bambou ou en chanvre et protection plastique en PUL/spécial pour la réalisation de couches lavables. Le PUL (PolyUréthane Laminé) est un enduit synthétique, assez souple et relativement respirant.

  • Des couches à poche (couche culotte avec extérieur imperméable en PUL, intérieur en polaire pour garder les fesses de bébé au sec et un système de poche dans laquelle on place insert qui absorbera les liquides),

  • des couches de taille unique (ajustable par un système de pressions en fonction du poids et de la taille de bébé),

  • des couches de tailles et matières différentes et de marques différentes,

  • des inserts en coton éponge, bambou ou chanvre (qui absorberont les matières)

  • des culottes en PUL ou polaire pour protéger des fuites.

 

Accessoires :

  • un seau pour stocker les couches sales,

  • de l’huile essentielle d’arbre à thé (à ajouter à l’eau dans le seau pour faire tremper les couches sales, l’arbre à thé ayant une action antibactérienne et une petite odeur sympa),

  • un rouleau de papier « Poppolini » à mettre dans la couche afin de récupérer les selles de bébé (c’est comme du papier toilette en plus épais et résistant et cela permet de ne pas avoir à « racler » les selles de la couche avant de la laver et ainsi tu peux le jeter dans les toilettes ou le laver en machine si le bébé a uniquement fait pipi),

  • un sac à couche en PUL pour stocker les couches sales quand bébé est chez nounou.

 

Les couches lavables se lavent à 40° ou 60° et une fois par mois, je faisais un bon décrassage à 90° pour mes couches en coton, chanvre ou bambou (ne pas tenter avec celles en PUL car la protection pourrait devenir poreuse en raison de la haute température de lavage). J’utilisais une lessive en poudre basique et des balles ou battoirs de lavages (double action car ceux ci « battaient » le linge dans la machine et permettaient d’utiliser 1/3 de la dose de lessive « recommandée » par le fabricant). Ne pas utiliser d’assouplissant qui augmente les risques d’irritation de l’épiderme et « encrasse » les fibres des couches donc diminue la capacité d’absorption des urines et des selles.

On peut ajouter un peu de vinaigre ou un anti calcaire écologique de temps à autre pour aider le nettoyage mais ne pas le faire trop souvent car cela risquerait de d’abimer les élastiques et matières plastiques des couches et/ou culottes de protection. Les couches avec protection PUL sèchent très vite à l’air libre ou pendues à l’intérieur selon les saisons, les autres peuvent passer au sèche linge. Si les couches venaient à rester tachées après lavage et selon la saison, je les faisais sécher à plat en plein soleil et Ô miracle, plus de tâche après !

Pour l'achat des couches, il y a plein de sites sur Internet qui se valent et l'idéal est sans doute d'aller directement en magasin pour bien se rendre compte des tailles et des tissus. Au début, je ne conseille pas forcément d’acheter un grand kit complet car il se peut que certaines couches ne conviennent pas à votre bébé.  Il est existe également des sites de ventes de couches lavables d’occasion. Celles-ci auront alors l’avantage d’être à leur capacité maximale d’absorption (généralement après une dizaine de lavage pour une couche neuve) car déjà utilisées.

- Les liens intéressants -

Les chiffres de la production de couches en France

"Les couches lavables, impacts écologique et économique"

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Les Durées

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Les Coûts

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