série "boissons" - je bois des bières artisanales

26 juillet 2017

Il y a une dizaine d'années, j'ai lu le livre "La première gorgée de bière" qui référence tout un tas de plaisirs du quotidien qui font le sel de la vie. Et c'est vrai, que pour moi, y'a pas à dire, la première gorgée d'une bière bien fraîche est un plaisir rare, surtout en cette période estivale.

Seulement voilà, dans ma démarche de mettre en adéquation mes habitudes quotidiennes avec mes valeurs de respect de la planète et des autres êtres humains, je commence à me poser de sérieuses questions sur la viabilité de mon addiction pour une bonne mousse.

Il faut dire que, comme pas mal d'autres marchés, la production mondiale de bière est tenue par une poignée de grandes entreprises qui font leur loi et qui sont assez éloignées des considérations écologiques et solidaires. C'est bien simple, 3 grands acteurs se partagent la moitié des ventes à l'échelle de la planète et en France, une dizaine de sites industriels produisent près de 98% de la bière consommée dans le pays.

Et forcément, c'est loin d'être tout bio tout rose cette histoire. Les matières premières sont gorgées de pesticides et elles parcourent des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans notre verre. Écologiquement parlant, c'est sûr que c'est pas la panacée.

Mais heureusement, ces dix dernières années, le phénomène des micro-brasseries est en train de redistribuer les cartes. En France, en 2008, il existait 293 brasseries et elles sont pas loin d'être 800 cette année (avec plus d'une centaine créées rien que pour l'année 2016). Et la tendance n'est pas prête de s'inverser puisque les experts du secteur prédisent l'ouverture de la millième brasserie à l'horizon 2019.

Et c'est Rob Hopkinks qui disait que le phénomène des micro-brasseries était, selon lui, un excellent signe du renouveau de notre société et de notre manière de consommer. Les consommateurs veulent du goût, de la proximité, de la différence et surtout ils veulent cultiver un sentiment d'appartenance qui est quasiment inexistant à notre époque.

Moi, en arrivant dans le nord de Paris, j'ai découvert qu'il y avait une micro-brasserie à deux rues de chez moi et je suis devenu un grand fan des bières de "La goutte d'or". Et même si c'est forcément une question de goût, je vois plein d'autres intérêts au fait de consommer cette bière de "chez moi". 

Au niveau écologique, ça veut dire moins de transports pour s'approvisionner en matières premières mais aussi pour livrer les bières qui sont consommées dans les bars du quartier et dans quelques magasins spécialisés. Et puis certaines brasseries font l'effort d'utiliser des ingrédients produits localement et sans pesticides.

C'est aussi une manière de soutenir l'artisanat local et de mettre en avant le savoir-faire traditionnel. Et puis de dire qu'on ne veut pas de produits standardisés qui pourraient se trouver partout, d'un bout à l'autre de la planète mais qu'au contraire, on recherche des goûts différents, des processus de fabrication originaux et des mélanges propres à chaque région. Une belle métaphore avec la direction à prendre pour notre société, vous ne croyez pas?

- Les liens intéressants -

"Les microbrasseries se multiplient en France"

 

"Les 3 multinationales qui se cachent derrière les bières que nous buvons"

 

"Artisanale, locale et de caractère : la parisienne a tout d'une grande"

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- CC-By-SA Ça commence par moi 2019 -

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